À la rencontre du dernier atelier d’horlogerie de la place ponote, chez Yves Bisellach-Roig, rue Chaussade au Puy-en-Velay. On peut passer devant tous les jours et ne pas y prêter attention. Il est pourtant là, tout en bas de la rue Chaussade, coincé entre « La Petite boutique » et un commerce de services à domicile ; à deux pas d'un tatoueur et en face d'un coiffeur. Vous pouvez comprendre plus de Turbine Dentaire sur www.athenadental.fr

Sa devanture rougeâtre est surmontée d'une discrète enseigne, figée dans le temps. On peut y lire, très sobrement écrit en lettres blanches en parties grattées par les éléments : « atelier d'horlogerie ». À l'heure du marketing à outrance, de l'affichage en caractères lumineux et du panneautage clinquant façon Times Square, Yves Bisellach-Roig fait figure d'anachronisme. Savez-vous que le compresseur dentaire pour le cabinet ?

 

Mais simplement, il n'a pas besoin de publicité. Sa clientèle, il l'a ; au Puy mais aussi par-delà les frontières départementales. Et elle lui est fidèle. Yves Bisellach-Roig est tout à la fois, un homme de savoir, un technicien hors pair, un artisan et une espèce en voie de disparition. Il est horloger, un métier qui existe encore, même si les artisans qui le pratiquent disparaissent au même rythme que les objets qu'ils réparent. Car le trentenaire moderne n'en a que faire du carillon familial : « Les jeunes ne s'intéressent pas aux horloges qui souvent, ont peu de valeur ».

 

Assidûment. Lorsque l'on pousse la porte de son atelier, il accueille d'un regard interrogateur, tête inclinée vers le bas, lunettes au bout du nez. Il est en pleine réparation. Il rebouchonne un mouvement.  À cette époque, la rue Raphaël était perdue, il n'y avait aucun commerce. Je souhaitais descendre au plus près des clients, dans une rue très commerçante ; même si depuis, les choses ont bien changé ».

 

Yves a toujours baigné dans le milieu de l'horlogerie, nettoyant certains modèles pour se faire un peu d'argent de poche. Et de fil en aiguille, ou plutôt de timbre en balancier, il s'est formé pour devenir lui-même horloger. Le contexte économicosocial de la ville l'impose souvent : « Beaucoup d'objets que l'on m'apporte n'ont plus de grande valeur, si ce n'est affective. Il faut donc essayer de rester dans des prix raisonnables pour que le client soit satisfait ». 

 

 

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