Une équipe de l'EPFZ a développé un procédé permettant de créer artificiellement une dent, un des matériaux les plus solides qui existent. Des chercheurs de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich (ETHZ) ont développé un procédé qui leur permet d’imiter la structure fine et complexe des matériaux composites biologiques comme celles des dents ou des coquillages. Ils peuvent ainsi créer des matériaux synthétiques aussi durs et résistants que leurs homologues naturels. Vous pouvez vérifier plus de lampe à photopolymériser sur matériel dentaire.

Des chercheurs de l’EPFZ ont créé une dent artificielle qui, en termes de construction et de dureté, s’avère très proche de l’originale. Cette technique désormais brevetée pourrait aussi servir à fabriquer des composants électroniques. Les dents et les coquillages font partie des matériaux naturels les plus solides et à la plus longue durée de vie, écrit lundi l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) dans un communiqué. Ils sont formés de plusieurs couches de microplaques ordonnées dans le même sens.

Bien que des méthodes scientifiques existent déjà pour imiter la nacre, ce fut un réel défi pour l’équipe de chercheurs dirigés par André Studart, professeur de matériaux complexes, de créer un matériau qui imite l’ensemble du coquillage, avec des propriétés comparables et la même complexité structurelle. Et pourtant, elle a réussi à développer une technique qui imite presque parfaitement le modèle naturel.

Pour démontrer tout le potentiel de la technique MASC, le groupe de recherche de Studart a réalisé une dent artificielle avec une microstructure qui imite celle d’une dent réelle. La surface de la dent artificielle est aussi dure et structurellement complexe que l’émail de la dent réelle et l’intérieur plus mou comme la dentine naturelle.

Le co-auteur principal de l’étude, Hortense Le Ferrand et ses collègues ont commencé par la création d’un moule en plâtre d’une dent de sagesse humaine. Ils ont ensuite remplies ce moule avec un mélange de microplaques d’oxyde d’aluminium et de nanoparticules de verre faisant office de mortier. En utilisant un aimant, ils ont alignés à la perpendiculaire les microplaques à la surface de l’objet.

Cependant, comme le souligne Studart, l’étude actuelle est juste un prototype qui tend à démontrer que la structure naturellement fine d’une dent peut être reproduite en laboratoire. « L’aspect du matériau doit être sensiblement amélioré avant de pouvoir être utilisé pour les prothèses dentaires. »

 

La position des dents chez l’homme et l’enfant