L’enveloppe globale pour la revalorisation des soins passe de 740 millions d’euros à 743 millions (535 pour l’Assurance maladie et 208 pour les complémentaires), tandis que le plafonnement de la prothèse ne représenterait plus « que » 471 millions contre 567,8 millions. Soit, au final, un solde positif pour la profession de 272 millions au lieu des 173 millions initiaux. Vous pouvez bien comprendre plus de micro moteur dentaire sur www.athenadental.fr

Le 6 janvier, l’UNCAM a revu quelques points de sa copie. L’échelonnement de la revalorisation des soins et de la dégressivité des plafonds sur les actes à entente directe a été étendu à 4 ans. Par ailleurs, deux plafonds différents seraient appliqués sur la couronne céramo-métallique (510 euros) et céramo-céramique (550 euros). Et puis un groupe de 7 départements (Paris, les Yvelines, l’Essonne, les Hauts-de-Seine, la Guyane, la Martinique et la Guadeloupe) bénéficieraient d’un plafonnement différencié avec un tarif de la couronne supérieur de 10%, soit 600 euros, pendant une période provisoire indéterminée mais de plus de quatre ans.

 

Le syndicat juge par ailleurs que les revalorisations des soins de base prévues en contrepartie du plafonnement des tarifs sont insuffisantes. « On nous propose des revalorisations de 30 % en moyenne, alors qu'il faudrait tripler le montant des tarifs », s'indigne Patrick Solera, prenant pour exemple la dévitalisation d'une molaire dont le tarif proposé passerait « de 82 à 90 euros ».

 

Il n’y est pas plus. La CNSD ne reviendra à la table des négociations que si l’Assurance maladie formule enfin des propositions « conformes aux espoirs de la profession et aux besoins sanitaires bucco-dentaires des Français ». Le syndicat ne voit dans ce projet de convention qu’une « vision étatique, planifiée qui tirera inévitablement vers le bas la qualité et la sécurité des soins bucco-dentaires, en figeant la médecine bucco-dentaire française à des niveaux inacceptables en termes de santé publique ». Avec les propositions du 6 janvier, il est « impossible d’assurer aux patients des soins correspondants aux données actuelles de la science et d’assurer une viabilité économique de la filière dentaire à court ou moyen terme », estime, quant à elle, la FSDL.

 

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