Les personnes en situation de handicap sont plus souvent concernées par les pathologies bucco-dentaires. Elles souffrent plus particulièrement de pathologies infectieuses, carieuses et/ou parodontales. Ainsi, 80 à 90% des personnes avec un handicap mental seraient atteintes de problèmes de déchaussement. Et les enfants ne sont pas moins épargnés : 18% de ceux placés en établissements nécessiteraient une intervention de chirurgie dentaire urgente. Le matériel dentaire est dispensable pour les dentistes, et le stérilisation autoclave est le plus important. 

 

Une problématique que la profession dentaire a décidé de prendre en mains. En décembre 2014, l'association regroupant le plus grand réseau de chirurgiens-dentistes français avait signé la charte Romain Jacob qui favorise l'accès aux soins des personnes handicapées . Le 26 août 2015, l'UFSBD a « démontré sa volonté d'aller plus loin pour donner du concret » en signant une charte de mobilisation de la profession dentaire pour la santé bucco-dentaire des personnes en situation de handicap. Y sont inscrits plusieurs grands « piliers » abondant dans ce sens.

 

L’UFSBD s’est notamment engagé à apporter une réponse aux attentes de l’ensemble des acteurs du soin et de l’accompagnement, ainsi qu’à promouvoir l’accès des personnes en situation de handicap aux soins courants et spécifiques en milieu ordinaire, quelle que soit la spécialité médicale ou paramédicale. Pour eux, l’état de santé bucco-dentaire des personnes en situation de handicap est un enjeu de santé publique et d’intégration sociale. Ainsi, les chirurgiens-dentistes ont mis en place un parcours de santé individualisé quel que soit le handicap, l’âge ou le milieu de vie de la personne.

 

Parmi ces préconisations, initier un bon brossage très tôt et de manière constante et s'alimenter convenablement, c'est-à-dire en évitant le grignotage ou encore en consommant des produits acides (agrumes, jus de fruits…) – « l'ennemi des dents » – avec parcimonie. Aussi, il est recommandé de prendre rendez-vous chez le dentiste tous les six mois. En termes d'accessibilité, l'UFSBD se montre satisfait des efforts réalisés depuis de nombreuses années pour adapter les cabinets aux fauteuils roulants mais prône une meilleure accessibilité humaine, notamment pour l'accueil des patients avec un handicap mental. 

 

 

Regards sur la médecine bucco-dentaire