Un comportement jugé pour le moins désinvolte de Marisol Touraine, ancienne ministre de la santé et une succession de textes de lois paraissant souvent pavés de bonnes intentions mais mortifères pour le métier comme pour la qualité de la Santé, amènent les chirurgiens-dentistes mais aussi l'ensemble de la filière dentaire à se révolter. Le secteur qui  représente plus de 100 000 emplois dont 41 300 dentistes, estime que des décisions rapides doivent être prises sous peine de voir dès l'an prochain se démanteler un système de soin qui a pourtant fait ses preuves.  Frédérique Chiavetta, chirurgien-dentiste et deux jeunes prothésistes dentaires, Nicolas Damay et Nicolas Bortot témoignent. Vous pouvez bien comprendre plus de lampe blanchiment dentaire sur www.athenadental.fr

Comme tous les cinq ans, la profession s'était retrouvée fin  septembre 2016 en situation de négociation conventionnelle si ce n'est que celle-ci a débouché sur un clash. Le 27 octobre le ministère mettait en place de manière unilatérale un règlement arbitral. Celui-ci, prévu comme ultime recours,  hérisse la filière sur le fond comme sur la forme et plus  précisément par le fait qu'il instaure des plafonds aux actes remboursables.

 

S'y rajoute une clause de sauvegarde limitant les dépenses bucco-dentaires à 6,8  milliards d'euros en 2018 alors qu'en 2015 elles avaient dépassé 7 milliards. A la remarque qui consiste à dire qu'il peut être légitime de tenter d'enrayer l'évolution pour la collectivité du coût des soins, les professionnels répondent en parlant d'état anxiogène sur l'ensemble de la filière, d'arrêt des investissements (une chute de 40% déjà constatée), licenciements, désertification des dentistes (plus une seule installation en Moselle depuis 18 mois), disparition des laboratoires de proximité, baisse de la qualité des soins et des prothèses.

 

Celui du poids de la prise en charge de plus en plus importante «  sans avance de frais et à des tarifs bloqués  de 7,5 millions de personnes pauvres ( en statut Couverture Maladie Universelle et Assurance Complémentaire de Santé). En 2000, au moment de la création de la CMU, elle concernait un million de personnes ». Celui également de l'effet « prime à la casse » provoqué par la promesse d'Emmanuel Macron de voir tous les frais de soins dentaires et d'optique pris en charge...d'ici 2022.

 

La prévention dentaire chez le petit enfant