Les forces orthodontiques exercées doivent être particulièrement bien contrôlées dans leur intensité et leur orientation pour limiter les risques de résorption turbine dentaire radiculaire. Les ancrages orthodontiques peuvent être assurés par des minivis, des implants susceptibles de supporter ultérieurement une prothèse, ou encore certaines dents (en tenant compte de leur ancrage parodontal). Enfin, à l’issue du traitement ODF, la stabilité des dents déplacées doit être garantie par le calage postérieur de la dimension verticale, des contentions post-orthodontiques adaptées (en méthode directe ou par des attelles collées après préparation des dents pour résister efficacement aux forces de décollement davier dentaire tout en autorisant une hygiène orale satisfaisante).

 

 

Dans la deuxième partie de sa présentation, Isabelle Jusanx a détaillé l’influence des remaniements tissulaires orthodontiques sur la cicatrisation parodontale. Historiquement, différents traitements orthodontiques ont été élaborés pour modifier le contexte parodontal. L’égression orthodontique vise à obtenir un allongement coronaire, l’ingression tente de procurer un gain d’attache (en créant une longue micro moteur portable  attache épithéliale). La translation orthodontique ambitionne de reconstituer un support parodontal en déplaçant une dent en direction d’un défaut infra-osseux (avec toutes les restrictions que recèle cette option sensible).