Révoltés contre les nouveaux tarifs envisagés pour leur profession après l'échec de leurs négociations avec l'Assurance-maladie, plusieurs milliers de chirurgiens-dentistes, d'internes et d'étudiants appelés à la grève, se sont rassemblés vendredi à Paris pour "dire stop" à la ministre de la Santé Marisol Touraine. Le matériel dentaire est dispensable pour les dentistes, et le micromoteur dentaire est le plus important. 

Pour beaucoup vêtus de blouses blanches et de masques de chirurgie, les manifestants étaient rassemblés autour d'un bus à impériale dans une ambiance bon enfant et au milieu de fumigènes colorés. Professionnels et étudiants avaient répondu à l'appel du premier syndicat de dentistes, la FSDL, et de l'Association des étudiants chirurgiens dentistes (UNECD). Une banderole affichait "Marisolde vos dents" en référence à la ministre de la Santé, Marisol Touraine. "Les dentistes sortent les crocs", pouvait-on lire notamment sur les pancartes.

 

Il s'agissait notamment de dénoncer le système de Sécurité sociale qui ne rembourse pas les soins des gencives, a expliqué un manifestant interrogé par le correspondant de RT France. Celui-ci a également dénoncé un mauvais remboursement des prothèses par l'Assurance maladie, qui rendrait les soins dentaires peu accessibles aux faibles revenus, selon lui.

 

Pour réduire l'écart entre ces deux types d'actes, l'Assurance maladie a proposé d'investir 806 millions d'euros sur quatre ans dans la revalorisation des actes courants, un "effort sans précédent" selon elle. En contrepartie, elle proposait de plafonner le tarif des poses de prothèses, ce qui ramène l'investissement à 341 millions d'euros sur les 806 millions de départ.

 

Au terme de quatre mois de négociations, les syndicats de dentistes ont refusé cette semaine les propositions de l'Assurance maladie, qui devaient revaloriser un certain nombre d'actes de base (détartrage, caries), en contrepartie d'un plafonnement des actes liés aux prothèses (couronnes..), plus rémunérateurs pour les professionnels. 

 

Egalement venu manifester, Philippe, prothésiste strasbourgeois de 62 ans, se dit "dans le même bateau que les dentistes", poussés selon lui vers "les prothèses chinoises ou turques", moins chères. Tous les syndicalistes dénoncent "une manoeuvre électorale" de la ministre qui a instauré la possibilité de recourir à un règlement arbitral dans le dernier budget de la Sécu, en cas d'échec de la négociation.

 

Quelques astuces pour éviter les caries